J'ai inventé l'eau chaude

Monday, March 20, 2006

J'ai inventé l'eau chaude




Si on devait réparer un appareil, il faut faire ce qui est nécessaire avec le nombre d’essais voulu jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant.
Apporter une aide à quelqu’un est beaucoup plus difficile parce que l’on est pas libre d’appliquer ce qu’il faut faire, il nous faut l’accord de notre interlocuteur et correspondre à ses croyances. Ainsi un mal de tête peut être interprété comme le résultat d’un mauvais sort, la possession d’un démon à exorciser, être négligé ou être dramatique, ou s’en remettre à ce que la médecine d’aujourd’hui propose.
En informatique, le principal souci des constructeurs ou des concepteurs de logiciels est de rendre facile et convivial l’utilisation de l’ordinateur.
Pourquoi ne pas garder cet état d’esprit pour comprendre la vie ?

Lorsque quelque chose est très banal et que l’on s’émerveille, on dit que l’on n’a pas inventé l’eau chaude. Comme j’ai porté attention à une évidence qui a des conséquences extraordinaires, je me dis que j’ai inventé l’eau chaude. A moi de vous prouver l’importance de ce point de vue.
La vie est faite de deux éléments : le Ying et le Yang, on l’a déjà dit, de 0 et1 pour l’algèbre de Boole, j’ajoute la ligne et le rond, c’est mon truc, mais vous pouvez le vérifier !
En effet, tout ce qui nous entoure vient d’une ligne dont on peut établir la traçabilité dans l’espace et l’historique dans le temps. La vie est faite aussi de cycles.
Prenons des exemples :

LA LIGNE

• Au niveau des éléments matériels

Il est facile de comprendre que le meuble en bois vient de l’arbre avec toutes les opérations de transformation pour le fabriquer.
Quelquefois les opérations sont plus longues, comme partir de la laine de mouton ou du coton pour arriver au vêtement.
L’histoire de l’aluminium est davantage mystérieuse. Question : Est-ce que les Égyptiens connaissaient à leur époque l’aluminium ? Réponse : Non, parce que l’aluminium se trouve sous forme d’alumine dans la nature qui est une poudre blanche, il faudra l’électrolyser pour la transformer en aluminium. Il fallait donc inventer l’électricité au préalable.
La route de la soie est intrigante. La soie découverte par les chinois était acheminée en occident pour être vendue. Ce commerce a aussi véhiculé les idées et les religions, le bouddhisme et l’islam.
J’ai beaucoup voyagé et je pourrai encore vous raconter l’histoire du caoutchouc. Elle démarre au Brésil, elle a fait la fortune de Manaus capitale de l’Amazonie. Des graines d’hévéa ont été importées en Malaisie qui est devenu le premier producteur de latex.
Au Yemen, j’ai vu cuire des pierres dans des fours. J’ai pris des photos et j’ai été voir le bureau des ciments Lafarge. On m’a expliqué que l’a chaleur faisait évaporé l’eau d’une pierre, le gipse et ce qu’il en restait était broyé pour être le plâtre. Pour la chaux, on prenait de carbonate de calcium et pour le ciment, c’était le silicate de calcium. Ce dernier nécessitait 1500° de cuisson et par conséquent, n’est apparu qu’au début du siècle.
On meurt deux fois : une fois physiquement et une deuxième fois par les traces que l’on laisse. Le détective à partir de ces indices remonte parfois jusqu’au meurtrier. Je fais la même démarche pour retrouver l’origine de ce qui m’entoure. Quelquefois elle est facile, parfois elle est longue et d’autrefois elle est incomplète ou même je n’y arrive pas, comme l’origine du papier cellophane.
J’ai vu en Inde et à Zanzibar presser la canne à sucre avec un pressoir manuel. En Indonésie, il était actionné par des bœufs qui tournaient en rond. En chauffant, on épaissit le jus de canne jusqu’à qu’il puisse se cristalliser. Il est roux et non raffiné. A Salvator de Bahia, au Brésil, il existe le musée du sucre. Il est lié à l’esclavage parce que la population locale, habituée à vivre en liberté, ne voulait pas s’astreindre à couper la canne à sucre du matin jusqu’au soir. L’histoire de l’esclavage, j’en ai pris connaissance à Ouidah au Bénin, à Goré au Sénégal et à Zanzibar en Tanzanie.
Le raffinage du sucre, c’est-à-dire, passer du sucre roux au sucre blanc, j’aurai pu le comprendre à Marseille où j’habite en visitant les sucreries St Louis. Cela m’a été refusé. Peut-être je ne suis pas tombé sur la bonne personne ou je n’ai pas été introduit par une connaissance. Bref, j’ai eu une approche en visitant une usine de sucre transformée en musée à Pamplemousse, à l’île Maurice.

• Au niveau des humains

On peut remonter dans l’histoire de sa propre vie jusqu’à l’enfance, au-delà à l’arbre généalogique, plus loin encore par la phylogenèse aux origines de la vie.
En résumé, la matière inerte et vivante ont pour origine la terre. D’ailleurs Adam signifie terre.
Toujours dans la recherche des origines, l’enfant est l’origine de tout être humain et le cerveau humain donne naissance à tout ce qui est humain.

LE ROND

Tout tourne en rond avec les cycles :
• des jours et des nuits
• des saisons
• de nos besoins
• de nos hormones
• des naissances et des morts
et le recyclage de nos déchets.

La roue de la vie est une notion empruntée au Bouddhisme. Elle est représentée par plusieurs cercles concentriques. L’ensemble est enserré dans les griffes et la mâchoire du monstre de la mort, Yama.
Nous ne nous intéresserons qu’au cercle central occupé de trois animaux : le cochon, le serpent et le coq.
Le cochon représente l’ignorance. Il vaudrait mieux dire le refus d’apprendre, car l’information est abondante autour de nous. L’ignorance concerne aussi l’action. Elle se traduit par le refus de faire, l’inertie et l’oisiveté.
Apprendre ou agir deviennent une corvée. Le cochon n’est pas ruminant, or, il faut répéter et parfaire pour apprendre.
Le serpent représente la haine. Il vaut mieux la concrétiser par la réaction à un préjudice. S’il est légitime de vouloir demander réparation à un préjudice ou un dommage. Il ne faudrait pas passer sa vie à revendiquer et gaspiller ainsi son énergie. A un moment donné, il faut savoir perdre, oublier et pardonner.
Le coq représente l’envie et la convoitise. Nous avons chacun un trajet dans la vie. Il est essentiel de conduire à bien notre chemin.
Envier ou critiquer ce que font les autres ne fait pas partie de notre chemin. Les journaux qui relatent la vie des vedettes se vendent bien, ce qui prouve qu’ils intéressent bon nombre de gens.
Ces trois animaux ne peuvent pas vivre ensemble, ils ne se supportent pas, c’est-à-dire que ces défauts s’aggravent mutuellement.
Par contre, l’éléphant, le singe et le lapin peuvent vivre ensemble. En effet, le muscle a pour qualité la force, comme l’éléphant, l’agilité comme le singe et la rapidité comme le lapin.
On peut tourner lentement et être vite débordé lorsque nos habitudes et rituels sont perturbés ou tourner vite et traiter beaucoup d’informations.
L’espace de vie est l’ensemble de notre culture, de ce qui nous intéresse et de ce que nous faisons. Il est petit chez l’enfant et devrait croître sans cesse. Les bouddhistes le définissent comme un éveil. Dans un espace de vie petit, les intensités sont, en général, fortes et les règles de vie rigides.


CE N’EST PAS LA VIE QUI NOUS LIMITE

La vie existe de l’infiniment petit à l’infiniment grand, ainsi les lignes ne sont pas limitées dans leur espace, ni dans leur temporalité, puisqu’on peut tourner à des vitesses variables.
Chaque fois que l’on exécute une tâche, on le fait toujours avec une marge d’erreurs.
Ce n’est pas la peine que le bois, pour faire un feu de cheminée, soit coupé avec grande précision. Par contre, une porte ou un tiroir doivent être bien ajustés. On améliorera ses résultats, dans certains cas, en travaillant à la loupe ou au microscope. Lorsque nos doigts sont trop gros ou maladroits, on utilisera des machines ou des robots.
Plus on diminue la marge d’erreurs, plus on ira loin. Si on arrive à travailler à l’échelle de la molécule, de l’atome, de l’électron et même au delà, les performances sont remarquables, mais l’erreur est grave.
Aujourd’hui on vous opère en faisant le moins de lésions possibles. On ne tolèrera pas la moindre erreur dans le lancement d’une fusée. Souvent on rencontre des gens qui sont très minutieux, ou à l’inverse, ceux qui bâclent ou qui sont toujours négligents, mais ils le sont dans tous les domaines. Rares sont ceux qui varient leur précision, comme un zoom, en fonction de l’enjeu et des circonstances.
Descendre au niveau de l’infiniment petit nécessite des moyens, une compétence et un investissement considérable. Dans ces conditions, le naïf ne pourrait pas comprendre le fonctionnement de la vie.
La vie existe aussi dans l’infiniment grand, dans la vision avec beaucoup de recul et la philosophie.
L’habillement d’un chirurgien peut surprendre.
A cela deux explications :
- Vers l’infiniment petit avec les microbes et les règles d’asepsie.
- Vers l’infiniment grand : pour toucher ce qui est vivant, il fait être très propre, ce qui expliquera que certaines opérations à l’époque égyptienne pouvaient être faites correctement en l’ignorant l’existence de microbes.
Ceci est très important et permettrait à celui qui n’a pas les moyens de comprendre ce que des laboratoires super équipés oublient. La réflexion et les valeurs éthiques sont parfois supérieures à la technique.
Prenons un exemple bien concret que vous pouvez tester, le cas du réveil. Il faudra trouver un réveil entièrement mécanique que vous allez démonter. Les vis se trouve au dos du réveil. A un moment donné, vous n’arriverez plus à l’ouvrir. Inutile de forcer, il faudra démonter ce qui est à l’avant du réveil et en particulier, enlever une goupille. Elle se trouve à l’endroit où on indique l’heure à laquelle vous voulez vous lever.
Avec de la réflexion, il faut s’attarder sur le mot réveil. Il s’agit d’un éveil qui est l’heure à laquelle vous voulez vous lever et d’un éveil à nouveau lorsque cette heure arrive. Ce point est important, il est la rencontre des rouages du mouvement et de la sonnerie. C’est lui qui vous fera découvrir la fameuse goupille qu’il faudra libérer pour le démonter. Il faut aussi penser le réveil comme un sandwich qui enserre des roues dentées qui sont en relation avec le cosmos pour être en harmonie avec les 24 heures. Quand vous libérer l’arrière du réveil, il faut aussi libérer l’avant pour le démonter complètement.
C’est ainsi que l’on peut dire que derrière tout ce que l’on voit, il existe un sens caché qui n’est révélé qu’aux initiés ! Il n’y a de nouveau que ce que l’on a oublié !
La réflexion et les valeurs éthiques peuvent amener à la découverte de la vie, alors que la science demande des investissements énormes. C’est par ce chemin de bon sens que j’essaierai de vous faire découvrir le fonctionnement de la vie

UN POINT A LA LIGNE

Aussi bien dans l’histoire que dans la préhistoire, les éléments étaient d’abord indépendants les uns des autres. Au départ l’enfant voit par point et est animiste, c’est-à-dire qu’il prête aux choses ou aux événements un pouvoir magique qui le soutient ou qu’il faut conjurer.
Les mathématiques, la technique et les sciences ont pu faire des liens stables vérifiables pour créer les machines et les produits chimiques dont nous disposons.
Il s’agit d’une relation de cause à effet, d’une logique rigoureuse, mais aussi d’une adaptation et d’une coordination d’éléments différents. Il fallait bien associer l’acier et différents matériaux avec le pétrole pour créer l’automobile !
La pensée magique qui associe différents éléments avec la croyance est aléatoire parce qu’elle n’est pas rigoureusement vérifiable, ce qui ne veut pas dire qu’elle perd son intérêt pour autant.

FAISONS DES LIGNES

Sans perte d’information, le fait de structurer l’information en ligne, nous gagnerons des gains de transport et de coordination considérables. En effet, surtout en situation de besoin, nous perdons beaucoup d’énergie à trouver ce qu’il nous faut.
L’idée est folle parce qu’elle va dans tous les sens. Elle est née du rêve, de l’imagination ou de la suggestion. Elle peut se structurer dans un projet qui entrevoit des possibilités de concrétisation. On reste toujours hors du temps et de l’espace parce que les échéances ne sont pas fixées.
Lorsqu’on s’achemine vers une réalisation, le projet doit être précis et faisable avec :
- Un choix de ce que l’on veut faire.
- Un programme de réalisation avec un ordre et un sens des différents éléments.
- Un contrôle des différentes opérations parce que faire, c’est aussi rattraper les erreurs et les manques.

La réalisation est coûteuse. Elle prend du temps et de l’énergie. Elle doit réunir et coordonner les moyens psychologiques pour être motivé et persévérant, les moyens techniques du savoir faire. Il faut aussi assurer les finances du projet, transporter les matériaux, découper les pièces, les ajuster, les assembler, les décorer, contrôler que tout soit dans le bon ordre.
Il vaut mieux corriger une erreur de conception qu’une erreur de réalisation, c’est dire toute l’attention que nous devons porter à ce que l’on entreprend.
Si on arrive à assumer toutes les opérations qui achemine l’idée à la réalisation, nous arrivons à un stade d’autonomie et de liberté. Tout se résume à du temps et de l’énergie.
Coordonner le corps et l’esprit est classique, “Mens sana in corpore sano !”. Ainsi, j’ai associé la neurophysiologie de l’œil avec les techniques de dessin et peinture, celle de l’oreille et la musique, celle de la voix avec le théâtre et le chant, du muscle et du sport… Il ne faut pas le faire parce que l’on sort des structures sociales et des goûts de chacun. Pourtant on comprend certaines choses par le fonctionnement du cerveau et d’autres par la façon de se comporter. Certains aiment bien l’aspect esthétique d’une voiture et apprécient ses performances, mais ne veulent pas entendre parler de la mécanique qui est sous-jacente. Pourtant sans elle, elle ne roulerait pas.
Ainsi sur la ligne, les gens ne prélèvent que ce qui les intéresse. Affectivement, ils le traduisent par “j’aime” et ”j’ai horreur”. Ces données sont variables d’un individu à l’autre. Dans certains cas, il s’agit de complémentarité, mais dans d’autres, ce sera une source de conflits.
L’idéal serait d’agir en connaissances de cause dans tous les domaines où l’épreuve nous pousse. Dans les faits, la personne est compétente dans ce qu’elle connaît bien, mais elle déforme l’information au profit de son affectif, en escamotant ou en dévalorisant ce qu’elle rejette et en surestimant ce qu’elle aime. Tout se passe comme dans une loupe où le centre est bien traité, mais la périphérie sera déformée.
Je discutai avec un professeur d’un lycée agricole. Je lui demandai comme de surface de terre fallait-il cultiver pour satisfaire nos besoins. Il m’a répondu 2 hectares, mais pour avoir de l’argent, il fallait faire une monoculture qui permettrait de vendre ses produits.
Autrement dit, pour satisfaire ses besoins, il fallait être polyvalent, mais pour pénétrer le marché social mieux vaut être spécialisé.
Si on est performant dans un domaine, il existe éventuellement un débouché social, mais il n’a pas de place pour la polyvalence. Les exemples en sport sont flagrants. Si demain, je sautai, par exemple, 2m50 en hauteur, les débouchés sont assurés et compris de tous. Si par contre j’organise une compétition où chacun fait de son mieux au niveau performance, mais où le but principal est la rencontre avec les autres, la chose est faisable puisque je l’ai réalisée et les résultats ont été satisfaisants, mais cela n’a pas fait “boule de neige” et j’étais seul à organiser. Bien des choses sont réussies parce que l’on assume tous les chaînons, mais qui sont classées sans suite parce qu’elles ne répondent pas aux tendances sociales.

FAISONS DES RONDS

Ce serait plus simple de grouper autour d’un élément toutes les données qui s’y rapportent. Prenons l’exemple de l’érable. Il est l’emblème du drapeau canadien, mais c’est aussi un arbre dont on tire le sirop pour l’espèce canadienne.
Cet arbre en botanique est une espèce dioïque, c’est-à-dire, que mâle et femelle sont deux arbres différents comme pour les kiwis.
Le bois est blanc et dur, il est employé pour faire le dos du violon, le dessus étant en épicéa.
Vous pouvez me suggérer d’autres notions ou rectifier mes dires. Ainsi, un mot ou un objet peuvent évoquer bien des sens. L’intérêt sera de rendre signifiant ce qui nous entoure, réactiver notre mémoire ainsi que notre éveil.

CONTINUITE ET DISCONTINUITE

La ligne représente la continuité, mais toutes les lignes ne sont pas forcément évolutives, elle peuvent aussi dévier leur trajet, d’où la discontinuité. Le meilleur exemple est l’enfant qui est une continuité de la famille, mais aussi une discontinuité. D’abord au niveau des chromosomes, ils sont remaniés par rapport aux données parentales, mais aussi au niveau des goûts et des comportements qui intègrent des données extérieures à la famille.
Le mariage de cet enfant introduit encore des données extérieures. Le résultat de ces remaniements de la continuité permet de créer de nouveaux modèles, mais être aussi une source de conflits et de discordes, lorsqu’ils ne sont pas acceptés.

LE HASARD

Il est la rencontre de deux lignes logiques. La chute d’un pot de fleur s’explique par sa position au bord d’une fenêtre, la violence du vent… Votre sortie de votre immeuble à un moment donnée se justifie par vos besoins. L’accident produit par la chute du pot de fleur sur votre tête est dû à la rencontre de ces deux trajectoire à un moment précis.
Le hasard n’est pas une certitude, mais une probabilité. Il s’agit de rencontrer de personnes ou d’événements volontairement ou malgré nous. Il peut faciliter notre chemin et devenir une chance ou au contraire être une plaie.
Continuité, discontinuité, et hasard des rencontres ont pour but la création indispensable à notre existence pour sortir de la monotonie.

NOS INFORMATIONS

Si on s’occupe d’informations, on n’accusera personne et si on essaie de réunir, puis de structurer l’information, cela ne dépendra que de notre travail.
Nous nourrissons tous les jours notre corps d'aliments et notre esprit d'informations. Le choix de nos informations, leur traitement avec éventuellement leur enregistrement et leur transmission sont essentiels pour construire le chemin de notre vie.
L'information n'est que la partie mobilisable et échangeable qui fait la communication, elle n'efface pas les réalités. Elle n'est qu'une étape dans le choix des décisions qui font l'art de la gestion.
Une bonne information apporte dialogue, communication, efficacité et prospérité, alors qu'une mauvaise entraîne erreurs, confusion, inadaptation, conflits, guerre...
On a toujours considéré les désordres humains et surtout mentaux comme une maladie, alors qu'on n'a jamais prêté attention à l'information et au traitement de l'information qui engendreraient ces troubles.
En effet, tout dans notre vie est information, depuis les échanges avec notre prochain et le monde extérieur, jusqu'à nos besoins, nos tensions, notre affectif...
Cette information a été malmenée au cours de notre histoire personnelle et de celle de notre civilisation. Notre éducation familiale et sociale laisse des traces dans notre vocabulaire et notre langage.
De nouveaux mots naissent, comme "profiter" et "s'éclater". D'autres disparaissent, comme "entente et amis", d'autres n'ont plus la même signification, comme "voisin", par exemple. Autrefois, ce mot avait une image sympathique de soutien et d'entraide, alors qu'aujourd'hui, on n'a plus envie de connaître son voisin. Certains noms se sont transformés au cours d’immigration.
Ces transformations de mots, de syntaxe, de prononciation, d'idées et de pensées reflètent les événements et les désordres de l'humanité et entretiennent la confusion au niveau des esprits. Mais, dans d'autres cas, ils ont permis aussi des adaptations et des créations.
Tout laisse une trace. Au lieu de porter attention au niveau des résultats humains, pense-t-on aux informations qui ont engendré les désordres dans les esprits?
Le traitement d'une information correcte devrait faire évoluer chacun et le rendre efficace. Or, certains répètent la même chose, sans même parfois s'en apercevoir. Ils ont des programmes en terme informatique, bouclés sur eux-mêmes parce qu'ils tournent en rond. D’ailleurs tourner en rond alors que la vie est faite de cycles devient parfois un enfer. Si les jours se suivent identiques à eux-mêmes, on est enfermé dans une prison qui s’aggrave, si on est dans une position inconfortable.
Si on changeait les informations des journaux, de la télévision, de la publicité et, d'une manière générale, des médias, on créerait une véritable révolution. Il suffit de mettre les informations au service de l'individu, pour améliorer son sort.
Si on modifiait les programmes de l'école pour en faire une école de la vie, pour former l’individu aux épreuves, celui-ci pourrait faire face efficacement aux situations auxquelles il est confronté, au lieu de travailler sur des modèles théoriques qu'il ne rencontrera que très rarement ou jamais.
L'information est spécialisée et hiérarchisée : un cours sur la même maladie n'est pas le même pour l'infirmière et le médecin. Au même titre, l'ingénieur et celui qui fait un CAP n'ont pas les mêmes informations sur un sujet identique. On prétexte qu'un être humain en haut de la hiérarchie n'a pas la même intelligence, ni les mêmes capacités de travail ou de compréhension que celui situé en bas de la hiérarchie. Si cela est vrai dans certains cas, il ne faut pas en faire une règle.
L’information souffre de répétition et de manque. Si elle était linéaire, chacun de nous pourrait apporter sa contribution à l’endroit voulu en tenant compte de ce qui a été dit.

QUEL EST L’INTERET DE PERCEVOIR LA VIE EN LIGNE ET EN ROND ?
Ce n’est pas une doctrine, ni une hypothèse, mais un état de fait qui est le résultat de l’observation.
Nos informations sont abondantes et dispersées avec des répétitions et des manques. Si on mettait en ligne l’information et en rond toutes les informations se rapportant à un élément, elles seraient structurées, davantage simplifiées et accessibles. On s’apercevrait que les pertes de transports dues à la dispersion sont considérables et que la vie a utilisé quelques principes et une infinité de variation.
Ainsi toutes les espèces vivantes ont des besoins de nourriture pour exister, de sexualité pour pérenniser l’espèce et de se défendre pour faire face à son environnement. Il suffit d’appliquer ce principe aux plantes, aux insectes, à différents animaux pour confirmer ce principe et l’apprentissage des différentes adaptations en sera facilité. Si on prétend que l’on ne peut pas tout apprendre, on cependant connaître les principes de la vie.
- Le travail à la chaîne
Une application de la ligne est le travail à la chaîne. La fabrication d’un objet nécessite un agencement d’éléments dans le temps et l’espace, dans un ordre et un sens précis. Si chacun apporte sa contribution à l’endroit voulu, la tâche en sera facilitée.
Le travail à la chaîne est rigide et contraignant, mais il est rémunéré. On peut mettre en commun avec son prochain une multitude de projets, mais il suffit de se mettre d’accord et tenir ses engagements, ce qui n’est peut-être pas évident.
- L’apprentissage
Il est indispensable de tenir compte des acquis antérieurs avant d’introduire des notions nouvelles. Si on apporte à quelqu’un les chaînons manquants, il progresse. C’est ainsi si on présente à un chanteur un orchestre ou une maison de disque, on lui ouvre un horizon de possibilités, mais à condition qu’il veuille saisir l’occasion.
A l’inverse, certains sont freinés dans leur évolution, faute de n’avoir pas rencontré les personnes adaptées à leur potentiel. Ils pourrissent comme un fruit mûr qui n’a pu engendrer une graine qui lui assure une descendance.
- L’éveil
Tout ce que l’on perçoit est susceptible d’analyse et de compréhension. Quelle en est l’origine, son historique, son trajet, ses composants ? Ceci s’applique vraiment à tout, même aux mots : Le mot imbécile vient du latin in et de bacillus qui veut dire bâton. C’est celui qui ne peut tenir debout sans l’appui d’un bâton. Montevideo qui est la capitale de l’Uruguay est dû simplement parce que les navigateurs ont vu un mont, une petite colline de 300m de hauteur. La Tanzanie vient de la contraction de mots : le lac Tanganika et l’île de Zanzibar.
La composition d’un produit renseigne davantage sur sa qualité que ce que raconte la publicité.
Le bas prix d’un poulet élevé en 45 jours, ou des chemises venant de l’étranger témoignent de l’esclavage qui n’a pour seul souci la rentabilité.
- L’autonomie
Si vous assumez tous les chaînons d’un projet, rien ne vous arrêtera dans sa réalisation. Il faudra assumer aussi bien des composants psychologiques que matériels et techniques.
- Le fil d’Ariane
Le fait de remonter le fil conducteur de ce qui se présente à nous permet de découvrir tous les mécanismes de la vie.
Pour celui qui souffre de l’estomac, par exemple, si un médicament adapté nous donnait 100% de satisfaction, ce n’est pas la peine de chercher autre chose. Le fait que l’on ait des échecs, on s’aperçoit que la diététique a aussi son rôle, mais aussi la psychologie, l’environnement, le travail, la façon de se gérer et la liste n’est pas limitative. Comment se fait-il que rarement on ne soit conscient de tous les facteurs qui interviennent dans un symptôme. Dans un monde de spécialistes, chacun ne voit qu’un aspect de la réalité et conclut sur l’ensemble.
Les malades aussi veulent être soulagés de ce qui les ennuient, sans vouloir modifier leurs habitudes ou leur gestion qui sont la cause de leur troubles.
- L’idée préconçue
On peut parler lorsqu’on sait, mais il faut écouter lorsqu’on ignore. Notre culture et nos idées préconçues empêchent parfois de voir la réalité telle qu’elle est. Freud dit que les choses sont interprétées d’après nos références passées.
Certains autistes surdoués dans un domaine ont cette capacité parce que leur zone cérébrale en activité n’est pas influencée par les autres zones. Ainsi, on pourrait voir et reproduire avec la précision d’un appareil photographique, si notre esprit était libre de tout préjugés et commentaires.
Il est souvent plus facile d’enseigner à des naïfs de bonne foi qu’à des gens de métier. Ainsi, l’enfant éveillé est plus apte à comprendre des idées nouvelles que les adultes.
S’il faut souder, par exemple, il faut respecter tout ce qu’il faut faire, mais notre passé lié notre enfance n’intervient pas et lorsque l’on fait on ne parle pas, c’est-à-dire qu’il faut éviter tout commentaire qui ne concerne pas ce que l’on fait, comme ce que font les gens qui râlent. En quelque sorte, la bouche maudit la main. Le commentaire négatif fait écran à ce que l’on doit faire et lorsqu’il prend trop de place, on abandonne la tâche.
La personne motivée met toutes ses énergies et possibilités dans le même sens.
- Le chemin
Le grand truc de la vie, c’est qu’il n’y a pas de truc. Si certains souhaitent un Zorro ou un James Bond ou d’un remède qui nous délivre de nos ennuis. Je ne suis pas contre, mais en attendant, il faut apprendre à faire ce qu’il faut pour être efficace. Ce chemin s’appelle la technique. Le surdoué ou même l’industrie n’en sont pas dispensés pour réaliser un projet. Le professeur ou le compétent connaissent le chemin pour l’avoir pratiquer plusieurs fois. L’inventeur le crée. Le problème est de le transmettre le surdoué y adhère d’emblée, l’industriel le traduit en termes d’exécutions mécaniques, mais l’orgueilleux sait qu’il ne peut rien recevoir, si ce n’est que sous la contrainte.
Pour réaliser une performance, il faut que tous les ingrédients qui la composent soient suffisants. Chaque fois qu’on en soustrait, les résultats s’en ressentent. S’il faut sur le plan mental : motivation, application, persévérance, délicatesse, attention…Celui qui bâcle ou qui s’en fou en sera écarter et sans respect on sera cloué au sol dans son évolution.
Pour faire quelque chose de noble, il faut prendre les meilleurs ouvriers et ce n’est pas avec un âne que l’on fera un cheval de course ! Dans ce cas, l’âne, n’est pas celui qui ne sait pas et qui veut apprendre, mais celui qui ne veut pas, qui s’oppose par principe et non pour des raisons valables.
Si on apporte à la technique (qui représente l’aspect concret et matériel) des choses les qualités d’esprit d’éthique et d’humanité, on rejoint ce que dit la bible (Levitique, chapitre 25 à 27, verset 3) sans prétention religieuse, mais uniquement parce que le texte est explicite :
“Si vous vous conduisez selon mes lois et si vous garez mes préceptes et les exécutez…” J’interprète de manière très terre à terre cette phrase : si vous respectez la technique pour son efficacité et l’éthique pour éviter de porter préjudice… Tout ira pour le mieux.
“Mais si vous ne m’écoutez pas et que vous cessiez d’exécuter tous ces commandements…” Vous aurez des ennuis.
“Si malgré cela, au lieu de m’obéir, vous vous comportez hostilement…” Ce sera pire.
Ainsi si on se trompe, on a des inconvénients, mais si on persévère dans l’erreur, ce sera beaucoup plus grave.
Si la technique est un chemin, autant le demander à celui qui sait. L’état d’esprit et la finalité de son utilisation ne sont qu’une conciliation entre le corps et l’esprit. La technique est spécialisée et ponctuelle, elle ne s’adresse qu’à des opérations précises. L’état d’esprit, par contre, donne une ouverture à des domaines variés. Le fait de préparer notre esprit positivement à ce que l’on doit faire facilite notre tâche. A l’inverse, certains se rendent malades à l’idée de ce qu’ils vont affronter. Je cite le cas de quelqu’un qui a peur de prendre l’avion. Il a fait l’effort de vouloir voyager, mais à l’arrivée à l’aéroport, il s’est senti tellement mal qu’il a dû rentrer chez lui, alors qu’il n’a même pas vu l’avion !
- L’individu, cet oublié
Nous sommes à la fois un être social comme les fourmis, les abeilles ou les termites, mais aussi un être individuel.
La politique et l’économie ne s’adressent qu’à un grand nombre d’individus. Elles établissent des règles et des lois avec lesquelles on doit s’adapter. Les résultats devraient être la satisfaction du plus grand nombre, s’ils ne sont pas réalisés, les conflits jaillissent.
L’individu à titre personnel est rarement pris en compte. Les parents sont les premiers à s’en occuper. Ni l’école, ni le social compensent les lacunes ou les préjudices de l’enfance. Le résultat est que le jaloux, l’escroc, l’autoritaire ne change pas de personnalité sous un régime communiste, socialiste, capitaliste, écologiste ou autre, si bien que les horreurs du comportement humain comme les génocides ou les tortures peuvent recommencer, si les circonstances le permettent. On ne peut pas faire confiance à son prochain, non pas parce que la nature humaine est mauvaise, mais simplement parce qu’il n’a pas appris et que les comportements réflexes l’emportent sur la raison.
Pour ne rien regretter de ce qui se fait aujourd’hui, il faudrait ajouter à l’école d’un programme, celle de la vie qui nous forment aux épreuves que l’on risque de rencontrer. Il s’agit de l’école de l’humain pour apprendre à communiquer et à vivre ensemble et l’école des mains pour apprendre à se débrouiller.
Mon rôle est d’en montrer le chemin, mais de laisser partir l’aveugle, c’est-à-dire celui qui n’en n’est pas intéressé ou de mauvaise foi.
Je pense en une dizaine de blogs exposer les principales marches de ce chemin et je n’en suis qu’à la quatrième. Vous pouvez consulter : jancopy, jancopy1, puis jancopy2.blogspot.com.
Ensuite, comme un colporteur, il faudrait prospecter les structures environnantes. Cette démarche m’est très pénible, je ne veux pas ennuyer mon prochain de mes salades, mais uniquement travailler avec les personnes intéressées. Je ne suis pas du style à insister ou forcer des portes, mais plutôt prendre le chemin de l’aisance, celui de la clef qui ouvre la porte.
Il est préférable d’être dans un désert avec des gens dégourdis que d’être dans l’abondance avec des gens inertes. Si l’individu développait les ressources et les possibilités que la condition humaine permet, notre surface d’échange serait plus grande et la qualité de notre vie serait meilleure. Ceci est parfaitement faisable, mais il faudrait disposer les informations dans une autre structure que la société présente et avoir des gens motivés pour le vérifier.
Connaître des solutions pour faire évoluer l'individu est un travail de recherche et de réflexion, le plus difficile sera d'être compris !


Lorsqu'on est prisonnier dans la bouteille, vous connaissez la solution qui est de sortir par le goulot, mais comment expliquer à la mouche ce chemin sans casser la bouteille ?

Je livre une matière brute, pardonnez-moi mes fautes d’orthographe et mes maladresses de style.
Malgré quelques erreurs dans les liens que je n’arrive pas à corriger, vous pouvez les consulter en tapant :
http : //jancopy, puis 1, 2, 3, 4, 5b (et non 5 à cause d’erreurs), 6, 7, 8, 9, 10.blogspot.com

C’est à vous de juger de diffuser ces propos autour de vous ou de les ignorer. J’ai essayé d’être assez explicite et imagé pour être compris par naïf en la matière.

Tous mes articles sont à la fois indépendants et liés. En voici les titres. Il suffira de cliquer sur l’adresse les pour consulter.

Le site : http://affectif.free.fr

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